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Torcochon ?

Non, il ne s'agit pas ici du virus de la grippe porcine. Des chercheurs de l'université de Santa Barbara en Californie ont publié un rapport rendant compte des observations qu'ils ont pu faire lors d'une prise de contrôle temporaire d'un système de commande du botnet Torpig.

Il s'agit d'un botnet basé sur un logiciel malveillant (Torpig/Sinowal/Anserin/Mebroot) affectant les systèmes Microsoft Windows. Il aurait été d'abord repéré (selon RSA) en février 2006 ou en juillet 2005 selon d'autres spécialistes. Cela fait donc bientôt quatre ans que ce cheval de Troie sévit, et toujours aussi activement !

Les conclusions du rapport des chercheurs de Santa Barbara, reprises dans un article chez ZDNet, sont que cet outil malveillant permet de collecter actuellement des millions de mots de passe, des milliers de numéros de carte bancaire ou d'identifiants d'accès à des comptes bancaires. Ces chercheurs ont mis en ligne une page de suivi de ce projet.

C'est un nouvel exemple (j'en parlais déjà voici quelques semaines) des techniques qu'il est nécessaire aujourd'hui d'utiliser pour collecter efficacement de l'information sur ces botnets : il est nécessaire de les pénétrer. Aujourd'hui, de tels modes de collecte de preuve restent purement et simplement illégaux.